Remettre droit des pensées faussées

Publié le par Communauté de la Sainte Trinité

Il y a une pensée qui égare. Une pensée première dont tout dépend. Elle est la suivante.

Il y a de l'être, des êtres et des choses existantes et des personnes autour de nous. Pourquoi faudrait-il alors s'acharner à penser que tout dépend de la conscience qu'on en prend, comme essaie de l'établir Descartes et bien d'autres. En fait, avant que je n'existe, il y a de multiples réalités existante qui subsistent en dehors de moi. C'est si évident de le dire et de le penser. Et, de plus, prendre conscience que les choses existent ne leur confère pas pour autant l'existence !

Ce n'est pas rien de prendre conscience que de nombreux êtres et choses existent hors de moi et de ma pensée, mais ce n'est aucunement ce qui les fait venir à l'existence. Ca les fait venir à la connaissance, mais certes pas à une connaissance totale et globale. Je prends conscience de ce qui est par bribes, par morceaux, par domaines et objets différenciés

Par contre, il est important d'en prendre conscience, évidemment, comme il est important d'avoir de la psychologie pour se comporter à peu prés correctemeent avec les autres.

Par conséquent, on s'efforce de comprendre le maniement des êtres et des choses déja posées dans l'existence avant de les aborder, mais ma conscience ne peut imaginer qu'elle est fondatrice de l'être ou des êtres.

La conscience fondatrice, c'est celle qui découvre pas à pas l'existence autour de soi. Il n'y a pas d'autre moyen de se savoir exister que de découvrir les altérités qui nous environnent et de s'y sensibiliser. C'est cette découverte intelligente qui constitue la sensibilité d'où l'existence prend forme.

Certains disent: "Je ne me connais pas, je ne sais pas qui je suis, je veux me découvrir". En fait, il faut dire qu'on ne peut se découvrir à l'intérieur de soi parce que chacun n'est qu'un vase vide qui existe à chaque fois qu'il se met en mesure de recevoir des autres à l'intérieur de soi,comme on le dit, de les conscientiser. Hors de cet accueil constant d'altérités, il ne trouvera rien en soi-même. Par conséquent l'idée fantasmatique d'une conscience qui devrait coïncider avec soi-même (en pleine conscience, dit-on) est une illusion. Elle serait la conscience de soi, l'aboutissement de la conscience se rejoignant entièrement dans une transparence à soi-même. A cela, on ne peut parvenir parce qu'il n'y a pas de chemin qui y mène, sinon par l'accueil de l'autre avec qui je suis invité à concorder. Prendre conscience, c'est s'efforcer de concorder afin de pouvoir coopérer coopérer.

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