Ah ! ces philosphes ! (parfois ils planent, cfomme on le sait)
Je crois à la philosophie, au moins celle qui est correctement conduite. Elle permet de dévoiler le sens caché des choses et des événements.
Parfois, elle patine (dans la choucroute).
Je lis, dans mon quotidien habituel, cette réflexion qui en dit long sur les coupeurs de cheveux en quatre que sont parfois ces êtres de pensée.
Une dame, qui n'est pas sotte apparemment, réfléchit sur le sort déplorable de nos compatriotes de Mayotte, et énonce sentencieusement (le risque principal du philosophe est de se faire sentencieux):
"Face à cette tragédie, il est essentiel d'associer une réflexion en profondeur à l'urgence de ne s'accrocher à aucun remède miracle alors que les enjeux sociaux, migratoires et sécuritaires se percutent". Cette phraase ne veut rien dire. Cela à échappé à la "réflexion appprofondie" de cette dame-philosophe.
L'urgence d'une rélexion appprondie mènerait à la conclusion qu'il n'y a aucune solution miracle pour Mayotte. Autrement dit :"Tout est fichu, il n'y a rien à faire", sinon réflechir en profondeur qu'il n'y a rien à faire, parole de philosophe.
Si toute la profondeur de la réflexion doit mener à tel constat, évitons-là, retroussons nos manches et faisons quelque chose pour Mayotte, certainement pas "miracle", on ne le peut pas, mais amélioration quand même, fut-elle petite, et réparation quand même fut-elle peu de choses comparativement à tout ce qu'il faudrait faire .Ainsi la pensée philosophique montre-t-elle le bout de son nez :à force de prétendre à une cohérence absolue, elle se coupe les mains de peur qu'elles ne soient trouivées impures. Ne faisons rien, puisque ce que l'on fera ne sera pas la solution que certains prétendent déterminante !
C'est pourtant ceux qui oeuvrent avec des moyens dérisoisres sur le terrain, distribuant eau et nourriture à certains, qui sont sur la bonne voie, et laissent les penseurs sur le bord du chemin avec des abstractions qui ne conviennent pas à ce qu'il faut faire. C'est là l'urgence : faire ce qu'on peut, et non pas, "réfléchir en profondeur" sur l'impossibilité de trouver la solution miracle auquel le philosophe croit pouvoir accèder en cogitant (en urgencee !) sur son impuissance à résoudre quoique ce soit. Et ce serait l'urgence ! D'une urgence, on répond par l'urgence et dans l'urgence en agissant de façon plus ou moins efficace et bien coordonnée. On n'a pas le temps d'attendre que les philosphes aient trouvé le moyen adéquat de remédier au chaos produit par cet ouragan dévastateur.
Parfois, il faut écarter les cogitateurs et leur cogitative, pour laisser agir ceux qui font quelque chose pour leurs frères humains aussi peu que ce soit.