POURQUOI CHERCHER PARMI LES MORTS CELUI QUI EST VIVANT ?

Publié le par Communauté de la Sainte Trinité

La vie est un bien inestimable. C'est celle que Dieu donne à tous les vivants. C'est celle qui me permet de poser le pied sur la carpette au pied de mon lit chaque matin et de recommencer chaque jour ma tâche de vivant. On espère que ça marchera ainsi le plus de jours que possible mais jusqu'à quand ?

Des forces de mort me visitent souvent. Y arriverai-je, alors que tel ou tel me dit que je n'y arriverai pas et ma parle d'échec (me voulant du mal).

Il y a des prophètes de malheur. Ils disent que toutes sortes de malheur nous pendent au-dessus de la tête. Les incendies et les pénuries d'eau, d'alimentation menacent la planète. Quant à mes proches, pour un pain qui manque ou un plat qui a brulé, ils paniquent et sentent une force d'angoisse les menacer. Ils disent alors (sans réfléchir), accusant : "C'est de ta faute. Tu aurais dû prévoir". On devient accusateur spontanèment. Et voilà la machine infernale en route, celle de la culpabilité et de la culapbilisation en retour. C'est pas grave. C'est le quotidien. Pourquoi chercher parmi les morts ?

Oui mais, c'est la vie qui nous fait vivre (et non la mort). Pourquoi boire les petites et grandes morts quand la Vie intacte, pure et généreuse est là en nous, frappant à la porte? Pourquoi boire un liquide frelaté et répugnant alorsque la Vie ne cesse de se donner à nous. Buvons à la Vie et non à ces petites morts que nous affectionnons et qui nous empêchent de vivre. La vie, ce n'est pas ce qui se passe autour de nous comme ça se passe, avec ses commentaires plus ou moins déplaisants, plus ou moins adaptés au flux de la vie se déployant en nous.

Où ça en nous ? A l'intérieur de nous -même. Plus à l'intérieur. C'est une affaire de sensibilité. Si je reste à la surface, je capte toutes les feuilles mortes qui flottent à la surface, je capte toutes les sensations et les images qui peuvent me réconforter un moment, je capte des parasitages de mort, au lieu de la Vie plénière, bonne et réjouissante. Jouir de la vie, c'est à l'évidence écarter les forces de mort qui cherchent à l'éteindre pour se plonger en elle-même.

Pour être en Vie, une seule règle: Ne pas la chercher là où on ne risque pas de la trouver et la trouver là où elle se trouve et coule, au profond de ma sensibilité, à la source, là où se noue la relation vraie sans faux-semblants entre le Donateur de Vie vraie (Dieu) et un coeur éveillé au goût suprême de la Vie, et non ailleurs.

Il faut goûter le don suprême de la vie. C'est une affaire d'affinement de la sensibilité.

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article