Le mal
Qu'est-ce qui est bien ou mal ?
On dira : qui est contre la loi. D'accord. Mais plus encore: ce qui va à l'encontre de la lumière de la conscience que tout le monde possède, mais dont tout le monde ne connaît pas nécessiarement le chemin.
Pour savoir où est le mal et le bien, interroger d'abord sa conscience: Puis-je faire ceci ou cela ? La conscience, éclairée par le Saint-Esprit, répond; "Tu peux y aller ou, n'y va pas, danger". C'est aussi simple que ça.
Sont exclus de cette écoute intérieure, ceux qui s'en désintéressent ou font les choses sans réfléchir. Ca peut exister. Ou alors, ceux qui ne s'interrogent pas sur ce qu'ils font, sur leurs actes, et trouvent bien tout ce qu'ils font. Ca peut exister aussi. C'est alors qu'on fait le mal sans s'en apercevoir, puisqu'on n'a pas examiné avant l'acte si c'était bien ou mal. On part alors dans n'importe quoi n'importe comment.
Il y a encore une chose qui me vient à l'esprit en ce moment.
Soit des communautés déviantes, crées dans les années soixante-dix. On en entend parler. On s'aperçoit qu'elles ont été fondées par des personnes assez mal inspirées en général, et même parfois, par des personnes naricissiques, "inspirées" par leur volonté de puissance en grande partie. Elles ont recruté de nombreux membres appâtés par le narcissicisme du fondateur, il faut le dire. Et, maintenant, ce mal de leur racine remonte à la surface. Que faire ? Ce doit être dur pour elles. Elles ont misé sur quelqu'un qui n'était aucunement fiable. Ils ont mis toute leur vie dans ce bateau qui prend l'eau.
Je crois personnellement qu'il faut se détourner du mal commis. Un point, c'est tout.
Ces communauté font des exploratins dans le passé de leur communauté, sur les ""exploits" aberrants de fondateurs véreux, à grand renfort d'experts psychologiques, sociologiques, théologiques, philosophiques. Ils en font des tonneaux, comme on dit. 900 pages, chez chacune, savamemnt documentées ! A mon avis, ça n'éradique pas le mal de le raconter en détail. Il faut le dire, certes, mais vite, le plus vite posssible passer à autre chose. L'autre chose du mal, c'est le bien.
A trop raconter le mal, on risque de s'y enliser. Bonjoour les dégats! Le mal, c'est le mal. L'aborder avec des pincettes, car il sent mauvais, avec des gants en caoutchouc, et non avec des loupes savantes. A force de vouloir l'examiner sur toutes les coutures, il vous entraînera dans des dédales interminables et insupportables. Comme disait un Père du désert du IV° s. :"Le mal, ne le regarde pas de trop prés, car il risque de t'entraîner à sa suite". Expert ou pas, tu n'es pas de taille à t'affornter au mal les mains nues. Il y faut des précautions particulières. Trés particulières.
A mon avis, cess communautéé renaîtront en tournant le dos au mal de leurs racines. Oui mais, ce sont leurs racines. Eh bien, déracinez-vous et enracinez-vous ailleurs, prenez d'autres bases pour que vos racines pourries ne vous collent pas à la peau. Et laissez pourrir le mal dans son coin obscuet putréfié. Laissez-le se putrifier tout seul. C'est ce qu'il saît faire. Ne l'entourez pas de précautions trop expertes, car nul ne peut être expert en mal ! C'est ce que je crois.